Un café d’ombre, l’agroforesterie solution d’avenir

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Temps de lecture estimé : 8 minutes , excellente lecture !

Don Juan Herrera

Avant-propos

L’agroforesterie a fait l’objet d’un intérêt croissant au cours de ces dernières années. En cause la déforestation des régions tropicales et les problèmes qui en découlent. La Colombie fait ainsi face à l’échec de bon nombre de modèles de développement. Qui sont fondés sur une agriculture productiviste avec l’usage exagérée de la monoculture. Dans cette optique l’agroforesterie est considérée aujourd’hui comme un domaine salvateur. Un champ de recherche pouvant apporter certains éléments de réponse à ces problèmes.

Nous voulons prouver aux plus d’acteurs possible l’absolue nécessité de changer radicalement notre approche de l’agriculture et de la production du café dans le monde. Pour cela ouvrons les bras à une solution miracle! L’agroforesterie! Elle désigne l’ensemble des pratiques nouvelles et/ou anciennes, associant arbres, cultures et/ou animaux sur une même parcelle agricole, en bordure ou en plein champs. En effet ce systèmes de culture reproduit au mieux l’écosystème naturel du point de vue de sa diversité et sa biomasse. Jusqu’à parfois le mimer se montrant bien plus efficace et résilient. Après avoir décrit les bouleversements climatiques que connait le monde et que nous connaissons tous. Nous nous pencherons sur cette pratique adoptée par notre réseau de producteurs.

« Toute les études affirment qu’en 2050 la moitié des surfaces dédiées dans le monde à la culture du café seront inutilisables. On ne parle ici que de café mais le raisonnement est malheureusement bien le même pour la plupart des cultures ».

Champs de café en monoculture sans aucune biodiversité
Exemple typique de champs de café en monoculture. Cette méthode de production tue la biodiversité et elle est pourtant utilisée à grande échelle dans le monde entier. Une raison de plus d’être attentif sur le café que nous achetons.

Des écosystèmes menacés!

En territoire inconnu? C’est ainsi que les climatologues décrivent l’horizon vers lequel la tendance actuelle des émissions de gaz à effet de serre projette l’Humanité d’ici 2100. Un monde à +3 voire +4°C ! Au sein duquel les conditions de vie des espèces, notamment humaine, seront rendues considérablement délétères dans nombre de régions du globe. Parallèlement, la biodiversité affiche un recul préoccupant. Avec la disparition de 60% des vertébrés mondiaux enregistrée entre 1970 et 2012 . Principalement en raison de la déforestation! La forêt se révèle donc aujourd’hui le plus précieux allié de nos sociétés pour agir en faveur de l’indissociable couple climat et biodiversité. Constituant à la fois la solution naturelle la plus efficace pour lutter contre l’emballement climatique. Et de fait pour préserver notre santé , le bien-être humain et un développement économique durable.

Colombie paradis du café menacé?

La Colombie est le second pays du monde abritant le plus de biodiversité. Pourtant les pratiques de culture du café ont subi une transformation radicale au cours des 50 dernières années. Malheureusement au détriment des riches écosystèmes locaux. La caféiculture traditionnelle, associant polyculture et élevage, avait placé la Colombie parmi les grands pays exportateurs de café de qualité. Cependant le « progrès technique » avec la mécanisation de l’agriculture et l’usage de produits chimiques a détruit les savoirs ancestraux des paysans. Ce qui a rendus le pays dépendant de multinationales agrochimiques (comme notre bien aimé Monsanto). La Colombie fait notamment face à une déforestation de plus de 200 000 ha de forêt par an. Cette dernière a pour conséquence d’accentuer l’érosion des sols qui se font emporter par les eaux de ruissellement en cas de fortes pluies.

Un modèle de production écocide

Les modèles agricoles productivistes se sont développés dans le seul but d’accroître les rendements et les profits sans prendre en compte les impacts sociaux et environnementaux. La déforestation, la monoculture intensive et l’usage de produits chimiques ont tué la fertilité des sols ainsi que la biodiversité de la faune et de la flore. Ainsi la terre n’étant plus fertile, les paysans ont dû utiliser encore plus de produits chimiques, les entraînant dans une spirale d’endettement et d’autodestruction de leur terres. Les techniques modernes de production du café ont aussi contribué à la pollution des sources d’eau potables locales, par l’usage de pesticides, mais aussi à cause des méthodes de traitement du café dit « lavé ». En effet ces eaux utilisées pour traiter les grains de café se chargent en acide et en nitrate qui finissent dans les nappes phréatiques.

Fragilisation sociale et économique

Par ailleurs la perte de biodiversité et le délaissement de la polyculture ont mis en danger la sécurité alimentaire des régions productrice de café qui doivent maintenant importer des denrées alimentaires produites sur place auparavant. Enfin la dépendance aux énergies fossiles et aux intrants chimiques ont fortement augmenté les coûts de production. Les producteurs de café se sont grandement endettés, ce qui a engendré une spirale de pauvreté grandissante et d’un dépérissement culturel. La mondialisation et financiarisation des échanges commerciaux de cafés ne permettent pas d’assurer un prix d’achat juste. Face à cette situation, des alternatives existent, comme l’agriculture basée sur les principes d’agroécologie. Ces nouveaux modèles agricoles permettent une production agricole rentable, tout en assurant sécurité alimentaire des populations et régénérations des écosystèmes.

Décomposition paysage caféiers. Sous la canopée? Les arbres fruitiers et les arbres natifs donnent de l'ombre aux caféiers.
Photo prise à la Finca el refugio. On voit bien les différentes strates. Tout d’abord les arbres natifs appartenant à la jungle puis de nombreux bananiers et arbres fruitiers qui cachent enfin les caféiers

Les forêts sont les alliés de l’Humanité!

Les arbres sont nos meilleurs amis et notre seul avenir viable. Pour ainsi dire les forêts sont les alliées de l’humanité. Elles sont indispensables dans la préservation des équilibres sociaux et écologiques et nous rendent chaque jour de multiples services inestimables. Elles ont un rôle prépondérant sur le climat, la biodiversité, la protection de nos sols et territoires, les ressources en eau et en nourriture, notre santé (…). Pour autant leurs bienfaits sont souvent méconnus. ll est indispensable de prendre conscience de ces services rendus et de comprendre les menaces qui pèsent sur les forêts pour réaliser l’importance de les protéger et de les restaurer.

« La forêt est aujourd’hui reconnue comme le meilleur outil de régulation climatique et de renforcement de la biodiversité sur lequel nous pouvons agir au quotidien. »

La forêt : votre plus court chemin vers l’empreinte positive!

Les forêts stockent du CO2 dans leurs arbres et leurs sols, contribuant ainsi à atténuer le changement climatique. Elles ont également un impact direct sur notre santé en agissant sur la qualité de l’air. Et contribuent à améliorer les conditions de vie des populations. Autant de raisons et de bon sens qui nous ont poussé à souhaiter et développer un projet qui favorise la plantation d’arbres! Essentiellement en association avec des cultures de café, sur des zones dégradées ou de monoculture. Avec les principes de l’agroforesterie , nous restaurons les écosystèmes, préservons la biodiversité et les ressources en eau.

L’Agroforesterie solution miracle!

L‘agroforesterie inspire et est inspirée par une nouvelle vision du monde, en particulier du monde agricole. Avec ses principes nous pouvons restaurer les écosystèmes, préserver la biodiversité, les ressources en eau. Recréer des corridors écologiques et limiter la déforestation! Socialement le projet augmente les revenus des paysans : plus de rentabilité, augmentation de la valeur des terres, diversification de la production. Dans cette perspective, l‘agroécologie commence à se répandre en Colombie. Bien que les producteurs n’ont jusqu‘à présent pas bénéficié d’une aide des services publics. Cultiver la biodiversité est la clé pour préserver les écosystèmes et assurer un commerce équitable viable.

L’intention est de montrer aux agriculteurs des alternatives soutenables qu’ils peuvent mettre en place dans leur propre finca. Cela permet aussi de mettre en avant l’importance des ressources dont ils disposent, et de comprendre les avantages de l’implémentation de systèmes agroforestiers. C’est également un véritable renforcement de la société civile qui est visé. En donnant aux plus grand nombre bénéficiaires les outils de gestion de leur propre avenir. Nous allons donc décrire les bénéfices observés.

« L‘agroécologie, en tant que système de production alimentaire est le facteur-clé d‘un développement agricole autonome et durable du point de vue environnemental et socio-économique, notamment pour les pays du tiers- monde » ( Pierre Rabhi, 2011). L‘agroécologie représente même « une éthique de vie ».

Photos de bénévoles accueillis en 2019 afin de découvrir la culture du café au sein d’un système agro forestier

Bénéfices environnementaux

A l’origine, les caféiers poussaient à l’ombre, dans les sous-étages des forêts tropicales. A travers ce projet nous souhaitons montrer l’exemple de ce que doit être la finca du futur. L’expression « café d’ombre » désigne le café produit à l’aide de caféiers cultivés sous une canopée plutôt que dans de vastes champs exposés au soleil. Technique très productive mais nécessitant pour le maintien d’un haut rendement, le recours à l’irrigation aux pesticides et engrais polluants. Les deux principales méthodes de culture du café – sous couvert forestier et plantation exposée au soleil – ont des répercussions très différentes sur la faune et la flore ainsi que sur les collectivités productrices. En offrant une couverture arborée permanente, les systèmes agroforestiers permettent une protection du milieu à peu près équivalente à celle fournie par un écosystème forestier naturel.

« On ne fait pas que de planter un arbre, mais on plante aussi un écosystème!« 

Les différents modèles de plantations de café. Monoculture en plein soleil contre polyculture en agroforesterie
Schéma 1 montrant parfaitement le but visé par notre entreprise et nos producteurs à savoir être situé entre le B et A. Nous considérons nos producteurs entre la strate B et C « polyculture commerciale » et « polyculture traditionnelle ». Bien? Mais peut mieux faire!

Protection des sols pour une meilleur productivité et qualité

Les arbres d’ombrage protègent les caféiers contre la pluie et les rayons du soleil. Ils contribuent à la préservation de la qualité du sol. Ainsi, l’érosion des sols et leur lessivage sont limités, ce qui favorise leur protection et le maintien de leur fertilité. Ils réduisent la quantité de désherbage nécessaire. Dans un même temps la matière organique que produisent ces arbres fournit un paillis naturel. Ce qui réduit les besoins en engrais chimiques, prévient l’érosion et apporte d’importants éléments nutritifs au sol. En procurant un habitat idéal à un éventail varié d’espèces sauvages. Les différentes espèces d’arbres tirent davantage parti des potentialités du milieu naturel: lumière, eau, éléments minéraux. Les rendements globaux sont supérieurs à ceux qui seraient obtenus pour la somme de chaque espèce cultivée séparément, sur la même surface.

« Un caféier peut produire correctement pendant environ 30 ans si les conditions de culture sont intensives et en plein soleil. Cependant, si les plants de café sont comme dans notre cas en semi-ombre et en culture raisonnée ou biologique, ils durent entre 50 et 70 ans, voire 100 ans! »

Bénéfices inter-espèces végétales de l'agroforesterie
Schéma 2 : structure verticale étagée et un agencement complémentaire des systèmes racinaires.

Cultiver la diversité , préserver la biodiversité. L’union fait la force!

Le mélanges d’essences (arbres natifs, fruitiers, épices ) s’avère efficace pour faire face aux attaques d’herbivores et insectes. Il prend le nom de «résistance associative». Lors de projets de reboisement, il est recommandé de réfléchir à la diversité des essences plantées. Puis aux meilleures combinaisons d’essences afin de stimuler cette résistance. Nos producteurs s’inspirent des meilleurs méthodes d’agroécologie. C’est le cas de la fameuse méthode Miyawaki (du célèbre botaniste japonais Akira Miyawaki). Elle permet de planter des forêts indigènes avec des arbres de différentes tailles et de différentes espèces (entre 20 et 30). De manière rapprochée. En effet la forêt va être plantée avec des étagements, c’est-à-dire des strates de sous-bois, d’arbustes, d’arbres moyens . Et surtout d’arbres de canopée (les plus grands).Cette méthode permet d’abriter une plus grande biodiversité.

« Dans les plantations de plein soleil ,en monoculture, le nombre d’espèces d’oiseaux peut être de 97% inférieur à celui des zones de culture du café d’ombre!« 

Résilience et biodiversité!

En définitive avoir un seul type arbre rend la foret ou l’exploitation beaucoup plus vulnérable aux effets du changement climatique. Ainsi la diversité des essences renforce la résistance aux perturbations naturelles. Et atténue significativement les impacts des dérèglements du climat tels que la sécheresse et donc une vulnérabilité moindre aux risques incendies grandissants. Cela réduit par ailleurs le risque d’occurrence de dégâts de grande ampleur. Les dégâts dus aux parasites et pathogènes s’en trouvent réduits. Ils sont nettement moins importants que dans les monocultures. Par conséquent en évitant la mal forestation vous obtiendrez une forêt qui croit 10 fois plus rapidement. Qui sera 30 fois plus dense – avec surtout 100 fois plus de biodiversité!

« Face aux attaques d’insectes ravageurs, les forêts mono-spécifiques enregistrent 30% de dommages de plus que celles abritant des mélanges. »

Un colibri sur un bananier dans une plantation de café
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Un perroquet, symbole de biodiversité dans les plantations de café
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Bénéfices sociaux!

Un revenu complémentaire

Grâce à des techniques simples et peu coûteuses, l’agroforesterie fournit des produits de consommation familiale. Ainsi que des produits destinés à la commercialisation vers les marchés locaux. De la sorte les agriculteurs choisissent des arbres qui fournissent des fruits et des noix qu’ils peuvent vendre et/ou consommer. Citons l’avocat, les agrumes la noix de macadamia. L’arbre doit être choisi en fonction de l’environnement de la ferme et des prix du marché local. Ils procurent des revenus monétaires importants tout au long de l’année. La diversité des produits limite les risques attachés aux aléas naturels et économiques. De la sorte les cafeteros peuvent augmenter les rendements et diversifier la production et les revenus. Offrant une plus grande sécurité (autosuffisance alimentaire), et une meilleure répartition des revenus et de la main-d’oeuvre familiale. Ce qui aide à atténuer les problèmes de trésorerie.

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Bananier cultivé avec amour
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Des arbres plantés au bénéfice de la population locale!

En conséquence l’agroforesterie permet la poursuite de la production de café grâce à des sols restaurés et à la préservation du potentiel des terres agricoles. Elle offre des produits plus sains pour la santé. Les populations locales sont impliquées à la protection de l’environnement. On assiste à l’échange et la capitalisation d’expérience entre les projets et les groupes paysans. On améliore l’entrepreneuriat et le transfert des connaissances aux institutions publiques. Pour favoriser le développement de projets similaires. A ce titre, notre projet cherche à renforcer les capacités des acteurs de la société civile locale. Depuis 2018, environ 20 hectares ont été reboisés en agroforesterie avec récupération d’aires dégradées soit 2000 arbres plantés. 10 familles de producteurs bénéficient des plants pour le reboisement. Ils ont participé à différentes journées de formations et de sensibilisation.

Don  Juan pionnier régional équipé de sa machette , pair de botte alimentée à la force de ses convictions. En lutte pour un monde vert sans pesticides sans Monsanto. Nul âme ne mourant de malnutrition.
Juan pionnier régional équipé de sa machette , pair de botte alimentée à la force de ses convictions. En lutte pour un monde vert sans pesticides sans Monsanto. Nul âme ne mourant de malnutrition.

Parole au producteur

Communication personnelle [entretien] avec Juan Felipe notre caféiculteur star de la municipalité de Calarca, au nord du Quindìo , le 19 avril 2020.

Bonjour Juan , l’agroforesterie a-t-elle changé la manière de cultiver vos terres?

« Avant nous plantions toujours les mêmes arbres qui avaient peu d’intérêt écologique, juste pour avoir de l’ombre. Je n’en plantais pas beaucoup par manque de moyen et je n’en tirais rien et le sol non plus d’ailleurs. Aujourd’hui j’ai des arbres de bien plus grande valeur je plante plus efficacement. Avec les voisins nous faisons un suivi régulier des arbres. En définitive je me sens acteur du projet car j’ai une responsabilité importante : je dois planter les futurs arbres de la forêt et contrôler leur santé. Certains de mes voisins disaient que c’était mauvais pour le café. Désormais ils reconnaissent que j’avais raison en voyant les résultats. La majorité d’entre eux fait partie du projet maintenant. Les gens comprennent que l’on peut allier la protection de l’environnement et une meilleure production. »

Les bon résultats observés vous encouragent?

« Pour nous les petits agriculteurs les bons résultats de l‘agroforesterie sont permis par l‘expérience accumulée sur le terrain. Aussi bien qu‘en fonction de certains savoirs locaux et ancestraux. Dont l‘application, au fil du temps, a fini par montrer leur adaptation avec les conditions géographiques de cette région andine. Au fur et à mesure que l‘on manipule l‘écosystème pour le réhabiliter, on commence à se familiariser avec sa dynamique complexe. Et à interagir avec le sol, les plantes, les arbres, les oiseaux, les insectes, le climat, avec toutes les formes de vie qui y sont présentes. Ou qui commencent à y être progressivement présentes. Ce sont elles qui au travers de leurs interactions multiples nous indiquent que faire ou comment procéder et nous encouragent. »

C’est donc le maintient de la biodiversité qui vous motive?

« L’amélioration de la production de mes terres, et la vente des différents produits qui me permettent d’avoir une source de revenus complémentaires d’une part. Mais surtout l’envie de participer au reboisement de la forêt car sans sa biodiversité originelle, cette terre se meure peu à peu. Il est triste de constater la mort progressive de beaucoup de micro organismes et des oiseaux qui pourraient fournir un service écologique.Grâce au projet j’ai reçu gratuitement des plants forestiers en grand nombre pour les planter. Et grâce aux arbres plantés, la qualité de mes sols s’améliore. La productivité de mon café augmente cela me permet de mieux vivre. Nous avons renoncé à l‘utilisation d‘agrochimiques de synthèse à cause de tous les dégâts que ces produits provoquaient sur le sol, la flore, sur la vie en général, y sur compris nous-mêmes. »

Pour conclure que manque-t-il selon toi à ce projet et à l’adoption de l’agroforesterie par le plus grand nombre?

« Il nous manque des financements pour permettre au projet de s’agrandir. Beaucoup d’agriculteurs ne peuvent y participer par manque de moyens. Il faut apporter les moyens techniques et économiques de faire valoir le savoir-faire paysan en l’associant aux techniques modernes d’agroforesterie. Le tout en partenariat avec tous les acteurs agricoles de la région. Or, des techniques agricoles d‘intensification écologique, telles que le recyclage des éléments fertilisant visant le compostage, la protection du sol, la polyculture parmi d‘autres, ont été déjà pratiquées. En faisant preuve de leur efficacité bien avant l‘arrivée de l‘écologie scientifique qui constitue la base de l‘agro foresterie! En l‘Amérique latine « les racines historiques de l’agroécologie sont dans l‘agriculture paysanne et indigène. »

Caféiers au milieu des champs de bananiers.

Mots de fin

L‘agroforesterie est un lieu où les regards se croisent! Elle est le fruit d’un dialogue entre des disciplines scientifiques avec d‘autres sources de connaissance. Elle ne constitue pas un refus de la connaissance scientifique. Mais plutôt la mise en question de son approche et des retombées de ses applications techniques. En définitive celle ci met l‘accent sur le lien au terrain et sur les savoirs locaux, traditionnels. Acquis par les cultivateurs au moyen de leurs expériences directes dans les écosystèmes cultivés. En aidant ce projet, vous ne faites pas que planter des arbres. Vous rendez service à la nature, en contrepartie des services qu’elle-même nous a rendu. Assurant l’approvisionnement en café pour les générations futures et participant à la reconstruction des sols essentiels à notre agriculture et alimentation. Vous aidez en quelque sorte à fabriquer votre café de demain!

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